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Présentation de l'UMR
Lors de sa création, le Centre Roland Mousnier était toutefois un laboratoire d'histoire moderne, d'où sa dénomination initiale de Centre sur la Civilisation de l'Europe moderne. Unique en son genre, il était un lieu de recherche totalement centré sur l'étude d'une des quatre grandes périodes de la tradition académique française, celle que nos collègues anglo-saxons appellent "early modern history". De grands noms ont marqué l’histoire du Centre, avec Roland Mousnier, Alphonse Dupront, Victor-Lucien Tapié, Pierre Chaunu, François Crouzet, Jean Meyer, André Corvisier, François Caron. Après Roland Mousnier et François Crouzet, la direction du Centre a été exercée par Jean-Pierre Bardet jusqu’à juin 2006, auquel Denis Crouzet a succédé, Dominique Barjot assumant la direction adjointe. L’option d’une chronologie restreinte ne satisfaisait pas les chercheurs pour lesquels la barrière de 1789 ne constituait pas une ligne de partage absolue, notamment ceux qui s’appliquaient à saisir les traits d’une société traditionnelle qui ne s’acheva vraiment qu’à la Grande Guerre ; elle faisait obstacle à de vastes études notamment économiques, sociales ou démographiques pour lesquelles les méthodes pouvaient être rapprochées. Pour cette raison, modernistes et contemporanéistes de Paris-Sorbonne ont décidé, au printemps 1997, de rassembler leurs efforts et de favoriser ainsi les enquêtes communes possibles et souhaitables. Cette fusion correspondait aussi à la volonté de faire émerger à Paris un laboratoire de dimension réellement européenne, voire embrassant des aires culturelles plus lointaines. Ce défi difficile a été relevé avec succès comme l’a été celui d’une école doctorale commune qui est un des appuis essentiels du Centre Roland Mousnier, ceci dans la mesure où un nombre important de doctorants – pour beaucoup agrégs - sont accueillis dans son cadre.La création de l’UMR, réalisée et officialisée au 1 er janvier 1999, a donc été le résultat d’un rapprochement autour du Centre Roland Mousnier (alors URA 100) avec la plupart des équipes d’accueil d’Histoire moderne et contemporaine de cette université (Centre de Recherches sur l’Histoire de l’Europe centrale, Centre de Recherche en Histoire de l’Innovation, Centre d’Histoire de l’Europe et des Relations internationales). Par la suite ces centres ont repris leur autonomie, alors que l’UMR elle-même s’élargissait à de nouveaux chercheurs et enseignants-chercheurs. Cet élargissement a d’abord concerné des individualités issues de l’IUFM Paris, de l’INALCO, de l’EPHE ou encore de l’Université de Montpellier. Ensuite, à l’occasion du nouveau contrat quadriennal pour 2010-2013, deux équipes très importantes ont marqué leur volonté de rejoindre l’UMR 8596 et le Conseil de laboratoire, tenu au printemps 2008, a donné à l’unanimité son aval à leur rattachement. Il s’agit de :
- l’EA 2556 qui rassemble l’ensemble des médiévistes de l’Université de Paris IV Sorbonne (12 Professeurs et Maîtres de Conférence) « Jeux et enjeux de pouvoirs au Moyen Age », dirigée par Elisabeth Crouzet-Pavan ;
- du Centre Alberto Benveniste pour les études et la culture sépharades et Centre d’histoire des Juifs et d’histoire comparée des minorités dirigés par Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias (EPHE). Anoter que ce Centre a été début juin 2008 homologué comme laboratoire de l’EPHE sous la nouvelle nomination de « Centre Alberto Benveniste d’études sépharades et d’histoire des Juifs » et que son rattachement a été entériné par la direction de l’EPHE. Il comprend 5 membres titulaires
Ces nouvelles perspectives doivent donc entraîner une structuration nouvelle de l’UMR qui entend désormais couvrir une plage historique allant du Haut Moyen Age jusqu’au plus contemporain. Globalement quatre équipes de réputation internationale constitueront l’ossature de l’UMR : une équipe médiévale, une équipe centrée sur l’histoire du judaïsme et des minorités, une équipe d’histoire moderne et une équipe d’histoire contemporaine. Le projet est bien entendu qu’au sein de l’UMR chaque équipe conserve son autonomie aussi bien pour la gestion de la dotation que pour ses recherches mais il est aussi fondamentalement axé sur la recherche de synergies qui ne seront pas difficiles à mettre en œuvre à travers des projets communs et qui constituent un des aspects stimulant de cette entreprise de regroupement. Cette autonomie sera bien sûr inscrite dans le futur règlement intérieur. Le résultat de cette mutation sera celui d’une croissance notable pour les effectifs du Centre Roland Mousnier. Rappelons ici juste les chiffres proposés lors du précédent contrat quadriennal (2006-2009). -24 enseignants-chercheurs, dont 11 de rang A (7 en Histoire moderne et 4 en Histoire contemporaine) et 13 de rang B. S’ajoutaient alors 8 chercheurs CNRS dont 4 de rang A (2 en Histoire moderne et 2 en Histoire contemporaine) et 5 de rang B (4 en Histoire moderne et 1 en Histoire contemporaine). L’UMR bénéficiait de l’aide de 18 ingénieurs et administratifs parmi lesquels 8 étaient membres du CNRS, 10 de l’Université, et 4 autres chercheurs… 54 membres au total. Pour le prochain contrat quadriennal, par ses effectifs CNRS et universitaires, l’UMR 8596 se propose de devenir une des plus grosses unités CNRS de l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Elle sera aussi une des plus importantes UMR d’histoire du CNRS. Elle se caractérise par un excellent équilibre entre d’une part l’apport de l’Université, de l’autre celui du CNRS. Elle favorise des synergies avec l’École doctorale d’Histoire moderne et contemporaine ainsi qu’avec l’UFR à dérogation Occident Moderne (IRCOM). Une composition qui était placée sous le signe d’une diversification équilibrée et qui le demeure dans la recomposition .Le Centre Roland Mousnier, à compter du 1 er janvier 2010, comptera en conséquence au total 41 enseignants chercheurs, dont 20 de rang A (6 en Histoire médiévale, 10 en Histoire moderne et 5 en Histoire contemporaine) et 21 de rang B (8 en Histoire médiévale, 9 en Histoire moderne et 4 en Histoire contemporaine). Á cela s’ajoutent huit chercheurs CNRS dont 5 de rang A et 3 de rang B, et 5 professeurs de lycée. Enfin l’équipe réunit 16 ITARF (12 en Histoire moderne et 4 en Histoire contemporaine), 2 IATOS ainsi qu’une bibliothécaire et un conservateur en chef des bibliothèques. Soit un total de 74 membres, auxquels il faut ajouter de nombreux allocataires et Ater rattachés dans le cadre du développement de leurs thèses : plus d’une trentaine de membres qui ne sont donc pas comptabilisés.Bien pourvue en chercheurs CNRS et en ITA, ouverte au soutien des jeunes chercheurs, l’unité paraît tout à fait correspondre à la définition de ce que doit être une UMR. |